Correspondance 

POUR L'AMÉLIORATION DU FRANÇAIS EN MILIEU COLLÉGIAL
VOLUME 5, NUMÉRO 2 - NOVEMBRE 1999

Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le.
L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie.
         Goethe

Bloc technique

Dossier sur l'enseignement du français aux allophones

Linguistiquement parlant, qui est véritablement allophone ?

Les allophones au collège de Limoilou

La maturité syntaxique et lexicale de cégépiennes et cégépiens (non) francophones

Les allophones à la conquête de la réussite en français ?

Atelier de lecture destiné aux élèves non francophones

L'atelier d'aide du site Internet du CCDMD, un outil de premier ordre en langue seconde

Écho des prix du Ministre
(suite et fin)

L'Intercaf de l'automne 1999

Féminin, masculin ou double genre ?

Capsule linguistique

La production de matériel didactique vous intéresse ? Collaborez !

À venir dans Correspondance

Enseigne, enseignons, enseignez, mais *apprends, *apprenons, *apprenez !

Capsules linguistiques dans Internet

Mérites du français au travail 2000

Ressources financières pour...

Pour Anna, Berta, Van Minh et les autres...

Lynn Lapostolle

Plus que jamais, nos classes résonnent d'accents en provenance des quatre coins du monde. Au collégial, à l'enseignement ordinaire, en 1996-1997, les élèves allophones composaient 16,2 p.100 de l'effectif de la région de Montréal et 8,1 p.100 de l'effectif de l'ensemble du Québec. De Anna, Berta, Van Minh, Fabrice et les autres, l'on ne saurait faire abstraction dans l'actualisation de notre désir d'amélioration du français en milieu collégial.

Si la proportion d'élèves non francophones est telle, en revanche, une très faible proportion du personnel, toutes fonctions confondues, déclare une langue maternelle autre que le français ou l'anglais : 1,4 p.100. La proportion du personnel enseignant allophone est légèrement plus élevée (1,9 p.100), mais elle représente peu la diversité ethnoculturelle de la société québécoise. Tout comme pour ce qui est des élèves, la majorité du personnel allophone travaillant dans les collèges est concentrée dans la grande région de Montréal. Chez Anna, Berta, Van Minh, Fabrice, Astrid et les autres, l'on souhaite voir poindre au moins quelques carrières en éducation.

À l'heure actuelle, en ce qui a trait à l'amélioration du français chez les non-francophones, les questions sont plus nombreuses que les réponses. Heureusement, plusieurs se sont mis à l'ouvrage depuis un certain temps, et voilà bien ce dont nous tentons de rendre compte dans le présent numéro de Correspondance. Ainsi, ce numéro traite-t-il autant de projets spéciaux mis en place dans certains collèges que de réalités linguistiques dont on ne saurait dorénavant faire l'économie. Pour Anna, Berta, Van Minh, Fabrice, Astrid, Kayareth et les autres, nous sommes à l'origine de projets visant soit la recherche de moyens susceptibles de leur permettre de développer une compétence réelle, soit l'application de moyens allant dans le même sens.

Osons espérer que ces voix, parfois francophones d'adoption, seront entendues, qu'elles réchaufferont vos coeurs déjà en hiver, que, surtout, elles serviront de points de départ à de nombreux dialogues, riches et féconds, sur le français, langue maternelle comme étrangère. Pour Anna, Berta, Van Minh, Fabrice, Astrid, Kayareth, Agee et les autres...

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