Correspondance

VOLUME 10, NUMÉRO 4
AVRIL 2005

BOÎTE À OUTILS,
deuxième mouture : penser, présenter et enseigner la grammaire autrement

INTERCAF

PRÉSENTATION DE
Bien écrire : la grammaire revue au fil des textes littéraires

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La nouvelle grammaire... en tableaux

CAR et PARCE QUE

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quoi de neuf dans la section sur l’épreuve de français ?

FORMATIONS
en nouvelle orthographe

INVITATION
au Colloque de l’APEFC

CAPSULE LINGUISTIQUE

Étymologie

GAËTAN CLÉMENT

Voici que vient de nous arriver en cadeau d’anniversaire le Dictionnaire étymologique du français (Le Robert / Les usuels). L’envie de « jouer avec » nous est venue, comme au temps des étrennes. Nous y avons fait des découvertes surprenantes, propres à satisfaire les lectrices et les lecteurs les plus curieux. Nous vous en présentons deux...

D’une simple planche au... bordel !

Au commencement était le mot germanique bord (forme reconstituée), signifiant « planche », devenu borda (forme reconstituée) en francique, puis récupéré par l’ancien provençal pour signifier « cabane ». L’ancien français fera évoluer borda vers la forme borde, qui donnera, au XIIe siècle, bordel, signifiant « petite maison, cabane » et... « maison de prostitution ». (Pour « cacher ce sein », il fallait bien augmenter le nombre de planches !)

Le dictionnaire mentionne qu’au XVIe siècle seulement, la forme bourdeau a prévalu sur bordel. Rien à voir avec le nom propre, évidemment !

Du cocombre au concombre

Pour les Québécoises et les Québécois qui se sentent gênés d’entendre quelques-uns de leurs compatriotes prononcer cocombre pour désigner le juteux légume vert qui fait nos délices, sachez que cette forme (sans n) faisait partie du parler provençal au XIIIe siècle. Voilà qui devrait nous rassurer : le parler provençal n’est-il pas le dialecte préféré des Québécoises et des Québécois ?


Si l’étymologie vous intéresse...

L’étude du mot « bordel » démontre comment les chemins qu’empruntent les mots, au cours de leur évolution, sont parfois fascinants. Si l’étymologie vous intéresse, sachez que le site Internet du CCDMD (www.ccdmd.qc.ca/fr) s’enrichira au début de l’été d’une nouvelle section présentant l’étymologie de 100 mots. Une occasion différente de « jouer avec les mots » !

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