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VOLUME 10, NUMÉRO 2 CONNAITRE AIDE À LA RÉUSSITE DE L’ÉPREUVE : FÉMINISATION COMBIEN
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Connaitre la nouvelle orthographeCet article vous invite à connaitre la nouvelle orthographe. Il sera suivi d’un second article, dans un prochain numéro, vous permettant de maitriser la nouvelle orthographe (exercices).
Outils électroniquesEn 2003, les logiciels de correction Antidote Prisme (produit au Québec par Druide informatique inc.) et ProLexis (Europe) ont intégré toutes les nouvelles graphies dans leurs dictionnaires. La correction d’un texte se fait dorénavant selon les choix suivants : corriger en nouvelle orthographe, corriger en orthographe traditionnelle, ou accepter les deux orthographes. Le géant Microsoft a annoncé cet été qu’il intègrerait lui aussi la nouvelle orthographe dans ses produits. Concrètement, des correctifs seront proposés gratuitement en ligne, ou alors les rectifications seront intégrées à l’occasion de nouvelles éditions, selon les produits (Office, Word, Outlook, Encarta, Works, etc.). Le communiqué de l’OQLF mentionne pour sa part que « dans Le grand dictionnaire terminologique (GDT), l’Office applique déjà les graphies nouvelles dans le cas des néologismes et des emprunts ». Ouvrages de référenceParmi les ouvrages de référence en format papier, soulignons particulièrement Le Ramat de la typographie[3], qui explique les règles de la nouvelle orthographe avec clarté dans sa toute dernière édition. L’ouvrage est même rédigé entièrement en nouvelle orthographe, tout comme l’est d’ailleurs ce présent article. L’aviez-vous remarqué ? D’autres ouvrages de renom attestent la nouvelle orthographe, en tout ou en partie : Le bon usage (Grevisse et Goosse - 1993) ; Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne (Hanse - 1994) ; Bescherelle (depuis 1998) ; Dictionnaire des difficultés du français, de Larousse (2001) ; Robert et Nathan orthographe (2001) ; Grammaire pédagogique du français d’aujourd’hui (Suzanne-G. Chartrand, D. Aubin, R. Blain et C. Simard - 1999) ; Grammaire du français actuel (Théoret et Mareuil - 1991) ; Le français correct (Grevisse et Lenoble-Pinson - 1998) ; etc. Le Dictionnaire de l’Académie française mentionne toutes les nouvelles graphies dans sa 9e édition (1992 et plus), Le Robert intègre maintenant environ 60 p. 100 de ces nouvelles graphies, le Dictionnaire Hachette les contient à 100 p. 100 depuis 2002, et le Dictionnaire du français usuel (de Boeck) est écrit en orthographe rectifiée. Cela étant dit, qui pourrait passer à côté de la question ? La nouvelle orthographe est manifestement une réalité de plus en plus visible. Nous sommes à l’heure de la mise en application, ce qui est confirmé par tant d’ouvrages reconnus mis à jour. Dans l’enseignementLa nouvelle orthographe est enseignée depuis plusieurs années dans les cours de grammaire du français écrit du Département de linguistique et de didactique des langues de l’UQAM. Dans les cours de grammaire destinés aux étudiants en éducation, les documents distribués en classe sont rédigés en nouvelle orthographe, l’équipe d’enseignants ayant pris la décision d’être de son temps et d’utiliser une écriture moderne plutôt que traditionaliste. À l’Université de Montréal, les enseignants des cours de français écrit s’adressant aux futurs maitres ont pour consigne d’enseigner la nouvelle orthographe chaque fois qu’un thème abordé dans un cours est touché par les rectifications orthographiques. Les tests du SEL (Service d’évaluation linguistique) que doivent passer bon nombre de futurs enseignants au Québec ont été modifiés en 2003 pour prendre en considération la nouvelle orthographe. Pour sa part, le ministère de l’Éducation (MEQ) tient compte des rectifications orthographiques dans la correction des examens de fin d’année :
Par conséquent, le CCDMD a décidé de développer une série d’exercices complets sur la nouvelle orthographe, destinés aux enseignants et à leurs élèves. Ces exercices seront sur son site très prochainement. Comme première étape, une visite guidée interactive vous initiera doucement à la nouvelle orthographe. Elle est accessible en ligne dès maintenant à www.ccdmd.qc.ca/fr. Il appartient aux enseignants d’être bien informés de l’évolution de l’orthographe. Tout comme la professeure ou le professeur de sciences suit l’actualité pour mettre à jour ses connaissances et en faire part à ses étudiants, la professeure ou le professeur de français vérifie dans la documentation récente l’état de la langue et en informe sa classe. L’Académie française et l’Office québécois de la langue française ont confirmé que ni les graphies traditionnelles ni les graphies nouvelles ne peuvent être tenues pour fautives. Les hautes instances francophones compétentes en la matière recommandent une cohérence plus grande dans le système orthographique, et ces recommandations sont signalées dans bon nombre d’ouvrages de référence. Pourquoi au Québec certains enseignants continuent-ils d’inculquer aux jeunes générations des exceptions qui n’en sont plus ? Par manque d’information, tout simplement. En Europe, la Délégation à la langue française de Suisse a avisé tous ses enseignants francophones de l’existence des rectifications orthographiques en leur remettant une brochure donnant la liste de tous les mots rectifiés, et soixante-cinq-mille (65 000) enseignants belges se la sont procurée par l’intermédiaire de leur ministère de l’Éducation. Ce vadémécum[5] est arrivé en territoire québécois en février dernier seulement. Deux-mille mots rectifiésLes rectifications touchent un peu plus de deux-mille mots. Vous trouverez cette liste complète et l’explication des nouvelles règles dans la brochure de 40 pages intitulée Vadémécum de l’orthographe recommandée (surtitre Le millepatte sur un nénufar), distribuée par le Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français (GQMNF), membre du RENOUVO[6]. L’objectif du GQMNF est de diffuser au sein de la population les changements dans la norme du français approuvés par les instances francophones compétentes, ce qui est le cas des rectifications orthographiques[7]. Les rectifications dont il s’agit (voir encadré) ont initialement été présentées par le Conseil supérieur de la langue française de Paris, puis approuvées par l’Académie française et publiées dans le Journal officiel de la République française. Depuis ce jour, elles ont fait dans la francophonie beaucoup plus de chemin que certains l’avaient cru. Entre autres, le site officiel www.orthographe-recommandee.info a été créé en 2002 par le groupe de modernisation de la langue, qui est composé de délégués francophones de divers pays et dont le secrétariat est assuré par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, laquelle relève du ministère français de la Culture et de la Communication. Une section consacrée aux spécialistes de la langue[8] permet de télécharger un logo de conformité qu’il est suggéré d’apposer sur vos documents rédigés en nouvelle orthographe. Ce logo permet de confirmer à vos lecteurs que vous ne faites pas de fautes ou que vous n’avez pas oublié un accent, mais plutôt que vous êtes à la fine pointe en matière d’orthographe. Pour tout savoir sur la nouvelle orthographe, consultez ce site, notamment la section qui concerne les professeurs, les élèves et les parents d’élèves. L’appellation « réforme » est parfois utilisée, à tort, pour parler des rectifications en vigueur. Loin de constituer une véritable réforme, les rectifications sont plutôt sages et limitées : elles touchent en moyenne moins d’un mot par page, ce qui est loin de défigurer un texte. Par exemple, à peine quelques mots sont touchés dans le présent texte. De plus, soyez rassurés : la suppression de certaines anomalies de l’orthographe du français n’a rien enlevé à la beauté ni à la richesse de cette langue, le but étant de rendre l’orthographe tout simplement plus cohérente. La langue n’a pas été touchée, seulement l’orthographe de certains mots. |