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VOLUME 10, NUMÉRO 2 CONNAITRE AIDE À LA RÉUSSITE DE L’ÉPREUVE : FÉMINISATION COMBIEN
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AIDE À LA RÉUSSITE DE L’ÉPREUVE UNIFORME DE FRANÇAIS :Un bilan des plus encourageant
Qu’est-ce que le BAREUF ? Un rappel...Le BAREUF offre des services d’encadrement aux élèves présentant un haut risque d’échec à l’Épreuve uniforme. Plus particulièrement, sa clientèle cible se compose des élèves ayant déjà connu l’échec ou ayant négligé de se présenter à l’Épreuve après avoir réussi leur cours d’ensemble 3, et qui ont donc, selon les observations du ministère de l’Éducation, de plus en plus de risques d’échec. Le BAREUF accueille tant les élèves de l’enseignement régulier que ceux de l’éducation permanente, ces derniers représentant, au cégep Marie-Victorin du moins, une clientèle fortement à risque pour l’Épreuve. Quelques élèves à qui il ne reste qu’à réussir l’Épreuve pour obtenir leur diplôme et qui proviennent d’autres collèges sont aussi suivis en tutorat, mais doivent par contre en défrayer une partie des coûts. Les services offerts au BAREUF sont surtout constitués de rencontres individuelles hebdomadaires[2] au cours desquelles, après une analyse des causes de l’échec à l’Épreuve à partir de la copie obtenue auprès du MEQ[3], l’élève a l’occasion de retravailler avec son tuteur sur tous les aspects problématiques de sa dissertation. On sait déjà que dans la grande majorité des cas, l’échec à l’Épreuve est surtout causé par des difficultés linguistiques, mais bien souvent, cet échec en langue est aussi en partie attribuable à un manque d’organisation ou à des stratégies de rédaction qui nuisent à l’élève, l’empêchant d’avoir suffisamment de temps pour relire sa copie et corriger ses fautes. Une grande partie du travail d’encadrement est donc de nature méthodologique ; sans aller jusqu’à déconstruire tout ce que l’élève a appris en ensemble 3, il faut bien souvent l’aider à se recentrer sur les éléments essentiels qu’il doit maîtriser pour réussir en fonction des critères ministériels, afin qu’il soit en mesure d’écrire une dissertation certes plus simple que celles qu’il rédigeait dans son cours, mais qui satisfasse tout aussi correctement aux normes de réussite de l’Épreuve. Le BAREUF travaille également en étroite collaboration avec le Bureau de la reconnaissance des acquis afin de préparer pour l’Épreuve les élèves inscrits à un nouveau DEC, mais qui ont réussi leurs cours de français sous l’ancien programme. N’ayant jamais suivi les cours actuels de la formation générale, ces élèves doivent malgré tout réussir l’épreuve ministérielle pour obtenir leur diplôme. Dans la plupart des cas, ils ont certaines compétences reconnues en français, mais sont peu familiers avec les connaissances liées aux différents courants littéraires vus dans les cours de français, de même qu’avec la méthodologie de la dissertation critique. Il faut donc rapidement combler ces lacunes afin qu’ils se présentent à l’Épreuve avec les mêmes chances de réussite que les autres. Après un test diagnostique de classement, certains sont suivis en tutorat, d’autres, jugés plus faibles, sont orientés vers une formation d’appoint de 30 heures, soit un cours d’ensemble 3 adapté à leurs besoins, qui met davantage l’accent sur la rédaction de la dissertation critique en fonction des critères de correction ministériels. L’année 2003-2004 : bilanSi les années passées avaient surtout été consacrées à la mise en place et à l’expérimentation du projet, on peut dire que le BAREUF a pris sa vitesse de croisière au cours de l’année scolaire 2003-2004, durant laquelle près de 150 élèves ont reçu cette aide individualisée[4]. De plus, une douzaine d’élèves de la Reconnaissance des acquis étaient inscrits au cours d’ensemble 3 adapté. Les résultats obtenus par les élèves du BAREUF à l’Épreuve de décembre 2003 sont tout à fait satisfaisants, même s’ils se sont révélés moins probants que ceux obtenus au trimestre d’hiver 2003[5] : |